Un tour et puis s’en va !

S’il existe bien et bel une action qui produit, un nombre incalculable de conséquences, c’est celle de la grande faucheuse.

Elle nous interpelle sur notre vie actuelle, rend comptable le passé et ri l’avenir. Elle a le chic de nous mettre face à un miroir, déformant quand le poids des reproches pèsent dans notre cœur et objectif, lorsque nous travaillons chaque jour à cette paix difficile à conserver mais, ô combien précieuse.

Des larmes de tristesse pour certains, de joie, la mélancolie, l’hystérie et j’en passe. Elle a le don de nous arracher des larmes.

L’enceinte de confinement tente d’étouffer ce cri, cette émotion qui vient du plus profond de nous. A quoi bon entrer dans un moule qui plaît à l’opinion ?

L’incertitude du lendemain, la solitude du compagnon, l’adieu à un frère, au revoir à jamais pour un proche. Des moments qu’on ne souhaiterait pas vivre, des instants qui nous mettent à nu devant notre impuissance, devant ce moment qui ne cesse d’inscrire des noms dans son registre.

Les différences culturelles peuvent être un choc, quand on est confrontés aux us et coutumes. Certains s’en réjouissent, d’autres la vénèrent, j’en ai vu pour qui le rituel est étrange, ils te disent que c’est leur façon de communier, un usage qui nous est étranger et nous devons le respecter même si nous ne l’acceptons pas.

La mélancolie des moments heureux, les pensées qui se perdent dans ce qu’on aurait pu faire, dire ou ne pas dire, les pardons qu’on auraient souhaités demander se noient dans le flot de nos pensées et tel une douche froide, un matin d’hiver, la réalité cogne à la porte.

En petit lambeaux, nous pouvons être quand, accroché au passé, refusant de tourner une page et suivre la course folle du soleil qui nous invite à briller. Nous voulons nous terrer comme la lune, oubliant souvent que si elle n’est pas sous notre ciel, elle est sous celui d’un autre donc présente et, laissant les hommes baigner dans sa lumière.

La perte des uns vient pour nous rappeler que notre avenir ne tient qu’à un fil. Quel leg ferons-nous ? A qui irions-nous ? Quel regard sera posé sur ce corps inerte de qui on ne peut plus rien attendre ? Une interrogation critique sur notre présent, un constat réaliste et objectif qui doit éviter les voies du pugilat et celle des œillères. Des questions semblent se bousculer, aucune n’émerge car une certitude demeure aujourd’hui, maintenant, c’est l’instant présent à vivre, du mieux que nous pouvons. Le passé s’en est allé et l’avenir viendra s’il nous est offert.

 

 

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