Les agents de sûreté/sécurité de l’aéroport de Douala, fossoyeurs (euses) ?

Me voici à l’aéroport de Douala ce 2 janvier, il est 1 heure du matin et j’ai un vol de 7 heures à boucler. Première point de contrôle, il faut présenter son billet d’avion et son passeport. L’agente me demande un billet retour et, ma question est pourquoi ? Et elle de me répondre que c’est comme ça. Je demande à savoir pourquoi, elle botte en touche et exige le billet retour, bouchant les oreilles pour ne pas écouter que j’ai un visa de travail en bonne et due forme et que j’étais chez moi -mon passeport le montrait déjà à souhait-.

Deuxième point de contrôle, tout se passe nickel et en plus de mes valises en soute, mon baguage en main est pesé et un talon est posé dessus.

Troisième point de contrôle, un agent de la même compagnie que l’agente me demande le passeport et billet, je me plie à son exigence. Il demande à peser de nouveau mon bagage, je me demande pourquoi et je pose la question pour toute réponse, il le soulève, réfléchi quelques instants et me dit que c’est ok non sans avoir, quelques minutes plus tôt, il a demandé sans gêne au voyageur précédent de laisser sa part de bières après avoir faroter ses petits frères.

Le quatrième et cinquième point de contrôle, j’ai aimé les agents de police, courtois et professionnel. Je vous tire mon chapeau.

Après une longue marche, le couloir là est long massa, j’arrive au sixième point de contrôle. Nous sommes une dizaine, la porte est close et personne ne sait à quoi s’affairent les agents de sûreté à l’intérieur. Quelques longues minutes plus tard, un agent sort et de nouveau un contrôle des passeports -on va faire comment- on se met en rang pour remettre nos passeports. Plusieurs scènes qui m’interpellent. L’agent qui est à ce niveau rabroue une maman sur la nature de son visa et lui signifie qu’il est faux et donc elle ne pourra pas prendre l’avion, elle y est montée, que s’est-il passé ? Combien a t-elle payée ?

Le septième point de contrôle est le passage des bagages au tapis qui le scanne et le passage par le portique, une formalité si vous avez pris soin de faire correctement vos bagages. Je tire de nouveau mon chapeau aux policiers qui font leur job de manière pro.

Dernier point de contrôle. Les machines n’étant pas fiables -je me demande qui l’a décidé ainsi- les bagages sont de nouveau fouillés et en supplément chaque passager est palpé et passe aux détecteurs de métaux.  A ce point de contrôle, plusieurs actes à dénoncer :

  1. le premier agent a constaté une infraction, un passager avait une valise supplémentaire visiblement il a passé le point 2 et 3 sans encombre. L’agent a blabaté longtemps, négocié son prix oklm et a laissé le passager embarquer.
  2. Les valises sont ouvertes mais la fouille est trop superficielle pour être sérieuse, à croire qu’ils cherchent l’élément qui vous fera vider vos poches, d’ailleurs une passagère a eu une crise de nerfs pour les médicaments qu’elle transportait.
  3. Les agents sont désagréables à croire qu’ils font tout pour rebuter les hommes qui se présentent devant eux.

Agents de sûreté/sécurité ou agents de l’émigration ou agents de racket – tout dépend du point de contrôle, ils migrent en fonction de l’intérêt – je ne sais pas quoi en penser mais, je sais que si c’est frustrant pour un autochtone, je n’imagine pas ce que c’est pour un étranger qui passe par le Cameroun.

Avant d’écrire, j’ai pris le temps de consulter les sites des Aéroports du Cameroun et de la Cameroon Civil Aviation Authority et je n’ai vu aucun article qui informe sur certaines des pratiques des agents et agentes de l’aéroport de Douala.

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