Niak, on fait de toi ce qu’on veut !

En tombant sur mon acte de naissance, je me suis rappelé que je suis né un matin de septembre à Dakar au Sénégal à une époque où, de nombreux voyous de cette époque n’était pas encore en course vers la lumière.

Un coup de gueule, un coup d’épée dans l’eau, un peu de justice ? Non plutôt de la peine d’être en face d’une jeunesse qui a choisi le Yamba, l’alcool et la défonce des portes du Niak.

Mardi 28 juin 2016 : la clé tourne dans le vide. Défonce de la porte d’entrée à coup de pied suivi d’une fouille digne de film policier. Plainte auprès du commissariat de Dieuppeul. Dénonciation des auteurs par l’un des complices. Reconnaissance par des voisins de la connaissance du dénonciateur : « C’est un neveu par la fille à x, il habite Grand Dakar, etc. ».

Mercredi 29 juin 2016 : après une longue attente et la désignation d’un inspecteur qui était aux abonnés absents, dépôt d’une plainte à la DIC.

Jeudi 30 juin – samedi 9 juillet 2016 : audition à la DIC pour les besoins d’enquête, plus de 5 heures d’affilés. Evaluation financière des objets emportés, ohlalalalala ça monte vite. Le voisin a perdu la mémoire donc, il ne veut plus me communiquer les contacts. Un des accusés après avoir raser les murs, a repris ses habitudes. Décision de déménager. Raillerie dans la rue par la bande de jeunes accusés d’avoir défoncer ma porte. Arnaquer par le ferrailleur pour un travail qu’il devrait avoir commencé, je préfère en rire car c’est une personne d’un certain âge qui m’a raconté des sornettes en s’offusquant et me regardant dans les yeux. L’agence de location ne sert à rien qu’à collecter le loyer, refus de me donner le contact du propriétaire pour d’éventuels travaux. Décision d’aller jusqu’au bout de la plainte, la justice se fera et je ferme la porte à la conciliation.

Dimanche 10 juillet 2016 : des pages à écrire dans un nouvel appartement…

Oui je me suis fais traité de Niak avec un rire sarcastique, le genre de rires dans les films qui annonce l’entrée en scène du chef bandit. Je me suis laissé violer de l’extérieur par une jeunesse en mal de repères. J’ai été perquisitionné par cette jeunesse qui traîne sous l’immeuble dans lequel je réside, ils l’ont fait comme les forces de l’ordre à la recherche de preuves compromettantes emportant avec eux tout ce qui pouvait avoir de la valeur. Fouillé au corps, c’est la désagréable sensation qui m’a parcouru le temps d’un instant, celui pendant lequel je regardais comme derrière le petit écran mes effets qui jonchaient le sol.

Mon désarroi est grand et ma détresse est immense, je vois cette jeunesse qui méthodiquement détruit la teranga et son avenir. Aujourd’hui voyous mais demain, bandits de grand chemin car rien, ni personne ne semble vouloir les raisonner. La police demande le nom réel des coupables pour dresser une contravention, des noms que la famille se refuse à donner et par là même confortant cette jeunesse en mal de repères dans le tunnel de la délinquance.

Complice d’une jeunesse qui suit un chemin trouble, non, je ne tairais pas la douleur qui étreint mon cœur, justice se fera.

Que deviendront-ils demain ? Seul l’avenir nous le renseignera et pendant ce temps à chacun son délire.

Niak ou étrangers, désigne les noirs d’Afrique noire de manière abusive. Le sens réel si je ne me trompe c’est une clôture. 

Le fils de Nzie.

3 commentaires sur “Niak, on fait de toi ce qu’on veut !

  1. C’est vraiment révoltant de lire de telles choses. Et ‘est d’autant plus révoltant que ça montre à quel point l’Afrique des efforts à faire pour pouvoir avancer main dans la main. Je te souhaite beaucoup de courage, en espérant que ta procédure aboutira.

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